Du courage en politique

« Gouverner, c’est prévoir ». La formule de Girardin n’a jamais autant prouvé son actualité qu’aujourd’hui. Malheureusement, les temps de crise que nous traversons, plus que les difficultés économiques et sociales, ont surtout renforcé la crise de confiance ressentie par les citoyens. En effet, le sentiment de défiance à l’égard des élus de notre pays n’a jamais été aussi élevé. Et pourtant, c’est parce que la période actuelle est délicate qu’il faut oser et prendre des risques. Pour cela, deux ingrédients indispensables : innovation et courage politique. Oui, il faut innover et ne pas avoir peur de sortir des sentiers battus. Ce principe vaut autant dans l’action politique que dans le domaine économique. Le milieu culturel a compris depuis longtemps l’intérêt du financement participatif, alors pourquoi les collectivités n’utiliseraient pas cet outil ? Et là, je voudrais évoquer cette piste pour le projet de halle des commerçants pour le centre ville de Talence notamment.

D’autres ressources sont à nos dispositions sans que y pensions : je veux bien sûr parler des budgets européens et des fonds pour l’innovation. L’argent est là. Il faut avant tout avoir une idée et la volonté de la défendre pour pouvoir trouver les moyens matériels nécessaires à sa mise en œuvre.
De plus, le temps de la concertation de façade est fini. Il faut réinventer la démocratie participative et donner du sens aux projets structurants par des consultations publiques innovantes afin de rationaliser les investissements.

Par l’innovation, nous construirons la ville de demain. Par son activité économique, nous en ferons une cité attractive. Mais il est temps d’employer de nouveaux procédés et d’employer de nouvelles énergies. L’heure des choix est venue : nous pouvons regarder en arrière avec des recettes dépassées ou nous tourner vers l’avenir en décidant d’innover. Pour ceux qui en ont envie, le futur est plein de promesses.

ML